Donner au suivant, c’est comme donner à soi-même

Ce n’est pas du tout mon intention de vouloir me vanter ou exposer tout ce que je fais dans la vie pour donner à mon prochain. Par exemple, la période des Fêtes est une belle occasion de donner au suivant, car on est sollicité de partout et toutes les causes sont aussi dignes d’importance et d’attention. Certes, lorsqu’on donne aux autres, on donne aussi à soi-même. Ceux qui sont habitués à le faire, savent très bien de quoi je parle. Or, pour ceux qui ne l’ont pas encore expérimenté, je vous suggère de lire ce qui suit afin de découvrir comment le fait de donner au suivant peut autant nous apporter en retour.

Donner selon ses possibilités

Très souvent, j’entends dire : « J’ai beaucoup de travail, je n’ai pas le temps de donner aux autres » ; ou encore « J’arrive à peine à joindre les deux bouts, comment voulez-vous que je donne aux autres ? » En fait, je ne dis pas que ces commentaires ne sont pas tout à fait véritables et authentiques. Non, ce n’est surtout pas ce que je pense. Toutefois, je suis convaincue, d’après mon expérience personnelle ainsi que grâce à de multiples témoignages de gens autour de moi, qu’il est toujours possible de donner un peu de soi-même malgré le manque de temps ou d’argent. Comme je le mentionne dans mon billet intitulé Donner au suivant, je suis profondément persuadée qu’un tout petit geste peut faire toute une différenceIl peut même changer une vie et la transformer à tout jamais !

Choisir sa ou ses causes

Il est vrai qu’il existe une panoplie de causes toutes aussi importantes les unes que les autres qui méritent qu’on s’y adonne avec tout notre cœur. En revanche, le plus important à mes yeux consiste à choisir celle ou celles qui sont les plus significatives pour nous. Ce n’est pas que les autres ne le sont pas, mais il y a sûrement des causes qui nous touchent plus que d’autres pour toutes sortes de raisons. Certains seront plus interpellés par les enfants malades, d’autres par les personnes âgées, d’autres par les démunis, ou d’autres par les personnes atteintes de cancer ou de sclérose en plaques ou toute autre maladie grave ou incurable; d’autres seront plus touchés par les animaux ou par les victimes de catastrophes naturelles. Bref, la liste est tellement longue et le choix tellement vaste, que je doute fort que quelqu’un ne puisse pas trouver chaussure à son pied.

Une question de temps

Les gens affirment souvent manquer de temps. En effet, c’est tout à fait compréhensible. Avec toutes les obligations et les activités de la vie actuelle, ce n’est pas rare que l’on manque de temps. Toutefois, si on manque de temps, on peut toujours choisir de faire un don en argent, car aussi minime que le montant puisse vous paraître, c’est toujours d’une énorme valeur pour ceux qui peuvent en bénéficier.

En revanche, lorsqu’on vous demande de donner un peu de votre temps, c’est rare qu’il s’agisse d’une implication très prenante. Et cela va sans dire que vous pouvez même opter pour donner le temps qui vous convient le mieux selon votre situation personnelle. Dans ce cas aussi, les choix sont si variés qu’il me paraît impossible qu’on ne puisse trouver quelque chose à sa convenance. Juste à titre d’exemple, pour certaines causes, il m’arrive de donner environ une heure de mon temps par année; pour d’autres, environ deux heures par année; pour d’autres, une journée par année.

En plus, certaines de ces activités peuvent facilement se transformer en de belles activités familiales. Quoi de mieux que de partager un moment de générosité avec votre famille ou même avec vos amis ? Quel bel exemple d’altruisme à transmettre à vos enfants ! Par exemple, en allant récolter des légumes pour les personnes à faible revenu ou en servant la soupe populaire aux plus démunis.

On récolte ce que l’on sème

Certes, peu importe la forme de votre don, c’est sûr qu’il ne fera que des heureux. Toutefois, ceux et celles qui l’ont déjà expérimenté savent très bien ce que le fait de donner vous apporte en retour. Il est vrai que vous rendez des gens heureux, mais je vous assure que ce bonheur est réciproque. Vous vous sentez tellement gratifié, tellement comblé que vous avez seulement envie de le refaire, de recommencer. Voici le meilleur exemple que je peux vous donner pour illustrer ce dernier propos. Il y a cinq ans, j’ai un peu entraîné ma fille de 13 ans dans une activité de récolte de légumes laquelle, bien évidemment, m’interpelait particulièrement. Quoique complètement désintéressée, elle m’a accompagnée et a travaillé fort durant toute la journée. À la fin de la journée, alors que je croyais qu’elle allait me dire qu’elle ne voulait plus le refaire, quel ne fut mon bonheur lorsqu’elle m’a annoncé qu’elle aimerait y retourner l’année d’après ! J’étais totalement comblée ! Et on y revient tous ensemble chaque année !

Les Moissonneurs Solidaires pour Moisson Québec

En définitive, si vous avez envie de donner au suivant, pas besoin de prendre tout votre temps. Rien ne vous empêche de commencer par votre entourage immédiat : famille, amis, collègues, voisins. Ainsi, vous commencerez à prodiguer du bien autour de vous et à en recevoir en retour. De cette manière, vous verrez aussi combien de temps cela peut vous prendre, et de combien de temps vous pouvez disposer pour les autres.

Alors, il ne vous reste qu’à ouvrir votre cœur et à donner avec générosité pour la ou les causes qui vous touchent de plus près ! Tout aussi petit soit-il, votre don peut faire toute la différence ! Donner est un geste d’amour qui vous comblera de bonheur ! Et n’hésitez pas à encourager votre entourage — famille, amis, collègues, etc. — à suivre votre exemple, car plus grande sera la chaîne, plus l’amour régnera sur notre monde.

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